mardi 25 mai 2010

Weekend touristique en Écosse: Pitlochry 2/2

Le dimanche matin, je me suis donc levée toute décidée à repartir à Pitlochry pour compléter ma visite du coin. Cette fois, une amie s'est jointe à moi et nous avons quitté St Andrews en fin de matinée. Cette fois, pas de soucis pour traverser Cupar: j'ai retrouvé mon chemin malgré la déviation de mémoire!

Ne voulant pas rater la visite de la distillerie une deuxième fois, nous nous y sommes rendues dès notre arrivée à Pitlochry. Le site est vraiment très joli et le début de printemps laissait prévoir un cadre encore plus charmant lorsque toutes les fleurs seraient apparues. La visite de la distillerie d'Edradour' commence par une dégustation de leur cuvée 'classique' ainsi qu'un petit film sur le processus de fabrication. Nous avons ensuite pu voir différentes sales, notamment les alambiques qui sont les plus petits utilisés (légalement) en Ecosse, sentir la bière qui est distillée pour obtenir le whisky enfin apprendre la différence entre un 'pur malt' et un mélange! Je ne suis pas une grande fan de whisky moi-même, mais j'ai tout de même voulu en goûter quelques un pour me rendre compte des différences. Evidemment, j'ai surtout choisi la bouteille que j'ai acheté pour Jeff à partir des recommandations du guide… La journée était tout aussi belle que la veille. Après la visite, nous sommes donc restées sur le site de la distillerie pour manger notre pique-nique au soleil avant de nous diriger vers le château de Blair.

La propriété du château de Blair est assez impressionnante: l'entrée se fait par une belle grille en fer forgé, puis l'on suit une allée de grands arbres jusqu'à arriver au parc situé devant le château. Le parc est d'ailleurs tellement grand qu'il est possible de venir s'y promener sans visiter le château. La visite se fait sans guide mais avec des fiches explicatives dans chacune des pièces…je crois que Michella et moi avons été trop bonnes élèves: nous avons lu tous les panneaux à tel point qu'au bout d'un moment, les guides fermaient chaque pièce derrière nous! Il faut dire que le château est assez grand et la partie réservée à la famille ne représente qu'une petite partie. La visite est très intéressante car elle permet d'apprendre de nombreux aspect de ce qu'a pu être la vie quotidienne pendant quelques centaines d'années dans une telle demeure. Notre visite ayant durée assez longtemps, nous n'avons pas pu vraiment profiter du parc avant de repartir: encore une fois, la limite fatidique des 17h nous rappelant les différences de rythme de vie avec le sud de l'Europe!!

Finalement, après un dernier thé à Pitlochry, nous nous sommes décidées à reprendre la route pour ne pas arriver trop tard cette fois à St Andrews. Du coup, nous avons pu profiter des lumières de la fin de journée pendant tout le trajet: je n'aurais pas pu espérer mieux pour terminer ce weekend touristique qui avait presque pris des allures de vacances!

dimanche 23 mai 2010

Weekend touristique en Écosse: Pitlochry 1/2

Au bout de trois mois passés à St Andrews sans vraiment sortir de la ville je me suis enfin décidée à louer une voiture pour visiter un peu l'Écosse. Je suis donc allée faire un petit tour à l'office de tourisme de St Andrews où l'on m'a recommandé d'aller du côté de Pitlochry. C'est une petite ville au nord-est de St Andrews, à une bonne heure et demie de route, juste avant le début des Highlands. J'ai donc loué une voiture du vendredi après-midi au lundi matin, avec une grande première pour moi: la conduite à gauche! J'avais quelques appréhensions, plus sur le fait d'être du 'mauvais' côté de la chaussée que d'avoir le changement de vitesse à la main gauche. Finalement, passées les premières intersections où je me répétais plusieurs fois de rester à gauche, j'ai fait mon premier trajet de 20 minutes sans aucun soucis. A l'office de tourisme, je m'étais équipée d'une carte routière de l'Ecosse et d'un guide de la région de Pitlochry: j'avais donc eu l'occasion pendant la semaine de réfléchir à mon escapade. Beccy m'avait aussi prêté son GPS, pour être sûre que je ne me perde pas. Le vendredi soir, j'ai donc jeté un dernier coup d'œil sur la carte et j'ai revu mon planning pour le lendemain avant de me coucher!

Je me suis réveillée tranquillement le samedi matin, mais bien décidée à respecter mon planning. J'ai préparé le début de mon pique-nique et je suis partie sous un magnifique soleil (lunettes de soleil, manches courtes et fenêtres ouvertes, s'il-vous-plaît!) pour ma première destination: le centre-ville! Et oui, je n'avais pas grand-chose pour mon déjeuner. Je suis donc d'abord passée m'approvisionner en pain frais et fromage pour compléter le jambon de parme que j'avais déjà! C'est là que je me suis rendue compte que mon pique-nique aurait une autre allure si j'avais un couteau digne de ce nom, mais j'ai dû faire avec la vaisselle en plastique… Qu'importe, une fois les derniers détails logistiques réglés, je suis partie vers 11h direction Pitlochry.

Dès la sortie de St Andrews, la route touristique située au sud de l'estuaire de l’Ythan est très agréable: elle passe au milieu d'une campagne vallonnée de champs et de petits bois, avec la vue sur l'estuaire qui apparaît de temps en temps. Cette route traverse peu d'agglomérations, ou alors si petites qu'il n'y a pas à se poser de question sur la route à suivre. Sauf pour la toute première ville, à 20 minutes de St Andrews: la traversée de Cupar était d'autant plus compliquée que la rue que j'aurais dû emprunter était fermée pour travaux. Il y avait donc un itinéraire bis sans aucune indication de la direction à suivre. Alors que je pensais jusque là que le GPS n'allait pas me servir, j'ai changé d'avis avec les tours et détours que la déviation me faisait prendre. J'ai tout de même fini par retrouver mon chemin lorsque le GPS a compris qu'il fallait qu'il arrête d'essayer de me faire passer par la fameuse route barrée! Après ces 10 minutes de 'mise en bouche' de ma petite Ka et de découverte des petites rues résidentielles de Cupar, j'ai enfin retrouvé la nationale en direction de mon 'véritable' premier arrêt à 30 minutes de route, le magasin de tricot de Newburgh.

Après Cupar, j'ai gardé le GPS en marche mais c'était surtout par sécurité car la route était très bien indiquée. Je suis arrivée sans problème au magasin de tricot (Twist Fiber studio). J'ai tout de suite regretté d'avoir découvert le magasin si tard au cours de mon séjour à St Andrews: le magasin est très bien fourni, aussi bien en laines qu'en aiguilles et autres accessoires; on y trouve aussi des boutons (j'ai pu acheter les boutons pour les mitaines que je finissais tout juste) et tout un rayon de laine non tissée et d'accessoires permettant de tisser sa laine soi-même. J'y ai évidemment fais quelques achats de laine et de modèles pour moi, divers achats de laines et d'aiguilles pour les copines de St Andrews et un cadeau pour Stacy (de la laine de sa couleur préférée avec un petit métier à tisser à la main)… j'avais l'impression que j'étais partie pour acheter tout le magasin!! Du coup, je suis repartie au bout d'une heure, bien chargée et très contente de cet arrêt. Cette fois, j'étais vraiment partie pour une heure de route, à profiter du paysage jusqu'à Pitlochry.

Je suis arrivée vers 14h00 dans la jolie petite ville de Pitlochry. C'est une ville assez touristique, notamment à cause des deux distilleries de whisky qui s'y trouvent. On m'avait fortement recommandé d'aller visiter l'une d'entre elle, 'the Edradour distillery', car il s'agit de la plus petite distillerie d'Ecosse. Etant donné l'heure, je ne voulais pas faire une dégustation de whisky le ventre vide avant de reprendre la route pour mon arrêt touristique suivant. J'ai donc suivi les 20 minutes de route sinueuse de montagne au nord-ouest de Pitlochry, pour arriver à Queen's View Point. Il s'agit de l'un des points de vue les plus photographiés d'Écosse donnant sur un loch encaissé au fond d'une vallée. J'avoue avoir un peu serré les fesses en croisant les autres voitures sur la route: heureusement que je n'avais qu'une petite Ka et que j'ai l'habitude des routes de l'Aveyron! A mon arrivée, j'ai eu la mauvaise surprise d'arriver sur un parking payant…mais bon en bonne Française, j'ai réussi à truander en profitant de l'horodateur hors service! Armée de mon pique-nique et de mon appareil photos, je me suis donc dirigée vers le fameux point de vue: la photo donne malheureusement qu'une petite impression du spectacle. Il faisait tellement beau et chaud! J'étais bien contente de profiter de cette première journée estivale de l'année en faisant un pique-nique sur un rocher face à ce magnifique paysage: un petit coin de paradis terrestre!!

Après ce régal, je suis repartie vers Pitlochry et la fameuse distillerie. Le hasard fait parfois bien les choses puisque j'ai eu deux surprises à mon arrivée. La première, celle d'avoir raté le départ de la dernière visite. Je n'étais pas très contente d'apprendre que les sites touristiques ferment dès 16h, mais dans un pays où les gens dinent à 17h… La deuxième surprise, qui m'a vite fait oublié ma déconvenue, est celle de rencontrer un collègue Canadien de St Andrews et sa femme, également en weekend à Pitlochry. Ils venaient de terminer la visite et m'ont proposé de me joindre à eux: nous sommes allés voir si la deuxième distillerie était encore ouverte mais elle venait également de fermer. Du coup nous sommes allés nous promener autour de la ville: nous avons traversé le barrage hydroélectrique, vu 'l'échelle à saumon' _ vide en cette saison _ et nous avons trouvé un charmant pub/restaurant le long de la rivière. Nous avons pu profiter de la fin de cette belle journée ensoleillée un verre de vin à la main sur la terrasse située le long de la rivière! Ma journée qui avait déjà bien commencé ne faisait que s'améliorer puisque je n'aurais sûrement pas fait tout cela si je n'avais pas rencontré Graham et Angela. Je n'ai regretté qu'une seule chose: ne pas avoir prévu de rester à Pitlochry pour y passer la nuit. En effet, Graham et Angela m'ont proposé de me joindre à eux pour diner dans un Pub, McKays, où il y avait de la musique folklorique écossaise ce soir là. J'ai tout de même dîné avec eux malgré la perspective de la route de nuit, l'alternative du dîner chez les Dick étant battu à plate couture! D'ailleurs, je ne l'ai pas du tout regretté lorsque j'ai vu la viande annoncée sur la carte: du bœuf de race Angus d'origine locale, pendu 12 jours avant consommation! J'ai choisi un simple steak, mais quel steak: la meilleure viande de bœuf que j'avais eu l'occasion de manger depuis longtemps! Le tout dans un cadre très agréable, de la bonne musique et de bons cookies aux noix de pécan et butter scotch pour terminer! Finalement, après une très bonne soirée, il était déjà 23h quand je me suis décidée à rentrer à St Andrews. J'avais 1h30 de route de nuit devant moi. Pourtant j'en ai autant profité qu'à l'aller, accompagnée par la voix de Melody Gardot tout au long du trajet… j'ai même aperçu une biche sur le bord de la route!

Après cette belle journée, je n'avais qu'une envie: celle de repartir à Pitlochry pour visiter la distillerie ainsi qu'un château écossais voisin de la ville. Malgré mon arrivée tardive à St Andrews, j'ai donc mis mon réveil pour me préparer à une nouvelle journée touristique le lendemain!!

lundi 12 avril 2010

Avril: toujours à St Andrews

Mon travail à St Andrews s'est révélé être tout d'abord de la mise au point de méthode avant de pouvoir faire la manip espérée. La mise au point de méthode étant forcément accompagnée de tâtonnements et d'aléas, je n'ai pas pu finir mon travail à St Andrews pour la fin du mois de mars. Je reste donc toujours ici tout le mois d'avril, pour terminer la mise au point de méthode et de protocole: pour ce qui est de la manip en elle-même, je devrais la faire plus tard dans l'année soit à Dublin soit en revenant une quinzaine de jours à St Andrews après l'été. En attendant, il faut absolument que j'obtiennes une méthode qui fonctionne d'ici les trois prochaines semaines. En effet, je partirai à Dublin le week-end du 24-25 avril pour trouver un appartement et le 1 mai, je loue un van et je prend le ferry (déjà réservé) de Cork à Roscoff pour faire le déménagement avec Jeff.

En attendant, je profites tout de même un peu de cette charmante petite ville de St Andrews. Le temps n'est pas toujours au beau fixe, mais maintenant que les températures dépassent les 5 °C, cela n'a rien de bien différent avec le long hiver roscovite…la civilisation en plus! Je fais mes courses tous les samedi matin, en profitant des petits commerçants, et comme je l'avais bien pressentie à mon arrivée, tout particulièrement chez le traiteur italien et le fromager. Les pâtes fraîches faites maison, le comté et la pâte de coing me permettent de compenser les dîners à bas prix de la famille chez qui je loge!! De toutes les familles écossaises , je crois que j'ai réussi à tomber chez la famille la plus avare et mesquine de St Andrews! Sans parlé du manque de respect et de considération…je ne suis même pas sûre qu'ils connaissent ces mots! Heureusement, je me suis très bien entendue avec l'italienne qui a également loué une chambre chez eux en février et mars. Nous avons très vite arrêté de parler en anglais entre nous à la maison pour ne plus parler qu'en italien pour partager notre constant étonnement et agacement du comportement de nos hôtes. A défaut de partager la culture écossaise avec la famille, cette situation aura au moins eu le mérite de me faire travailler mon italien!

Heureusement, l'ambiance au laboratoire est meilleure qu'à la maison et j'y ai noué plusieurs amitiés. J'ai également trouvé un nouveau groupe de 'tricoteuses': elles ne sont pas aussi assidues que le groupe de Roscoff puisque nous nous retrouvons dans un pub tous les mardi en sortant du travail pour à peine plus d'une heure de tricot. Mais cela me permet quand même de voir un peu de monde et de d'y dédier forcément un moment dans la semaine. Le deuxième rituel de la semaine est le 'music quizz'. Organisé par un ami de Beccy, une de mes amies du laboratoire, il s'agit d'équipes qui se réunissent au bar de l'association des étudiants de l'université (et oui, ici l'association des étudiants possède un bâtiment entier!) pour deviner l'interprète et le titre de 80 chansons à partir des 30 premières secondes de chaque morceaux s'enchainant les unes après les autres. Ce n'est pas toujours facile étant donné que le répertoire est strictement anglo-saxon voir parfois même exclusivement britannique: tout n'est pas arrivé jusqu'en France, ce qui n'est pas toujours une grande perte! Par contre le groupe d'amis avec lequel je me réuni est vraiment très accueillant, prêt à chanter en cœur la chanson connue de tous et la soirée est toujours l'occasion de beaucoup de rigolade!!

Je n'ai pas eu beaucoup l'occasion de sortir de St Andrews. Il y a bien des bus qui permettent d'aller jusqu'aux divers villages de pêcheurs qui valent la peine d'être visités, mais j'avoue avoir pour l'instant surtout recherché le confort et la chaleur d'un café à l'ambiance très cosy qui cumule des canapés, l'accès à internet et des prises pour recharger son ordinateur et de très bons muffins et autres pâtisseries (notamment le 'caramel shortcake': un incontournable!).

lundi 1 février 2010

Janvier à St Andrews

Voici trois semaines que je suis à St Andrews. Je m'habitue mieux au froid qui dure dehors, qu'à la maison qui reste froide toute la journée (les propriétaires éteignent le chauffage de 10h-11h du matin jusqu'à 18h30, puis ensuite dès 23h00 environ jusqu'à 7h le lendemain matin…). Du coup, je passe volontiers mes journées entières au labo en semaine, et je m'échappe les weekends pour faire mes courses et profiter des cafés qui proposent internet gratuitement tant qu'on consomme! Le centre-ville est d'ailleurs très agréable: il y a de nombreux petits commerces, aussi bien des boutiques de vêtements, que des commerces de services et d'alimentation. J'ai trouvé un point presse qui vend Le Monde: il a un jour de retard, mais ça fait l'affaire étant donné que je l'achète qu'une fois par semaine. Ce matin, j'ai même fait l'aller-retour 'en ville' pour faire mes quelques courses: un tour chez le poissonnier/volailler/autre (il vend du cassoulet en boite made in France), un passage chez le primeur et enfin…le fromager!! Leur collection de fromage français est impressionnante: j'aurais été au paradis si un tel endroit avait existé à Charleston! Du coup, je me suis dit qu'un endroit qui vend tant et d'aussi bons fromages français devait aussi avoir de bons fromages anglais: j'ai choisit cette fois un assez bon cheddar, qui n'a rien à voir avec les versions sous vide et sans goût des supermarchés, et un fromage de lait de vache à pâte molle aux odeurs en provenance directe de la ferme: DE-LI-CIEUX!
Je commence également à bien connaitre mon chemin. Entre autre, j’ai trouvé un itinéraire plus ‘touristique’ pour me rendre au centre-ville : je passe par des petites rues très sympathiques, dont une qui est bordée par la rivière qui traverse la ville et qui sépare ainsi la route d’une série de jardins en escaliers. De nombreuses rues de ce quartier sont pavées de telle sorte qu’on se croirait parfois dans un petit village à l’esprit un peu médiéval! Quand le soleil et le ciel bleu sont en plus au rendez-vous, c’est vraiment charmant!

Dans la série des découvertes écossaises, j'ai eu droit à mon premier repas traditionnel écossais, organisé par le chef du labo à l’occasion de l’anniversaire de la naissance d’un poète écossais: le haggis accompagné de purée de pomme de terre et de purée de rutabaga. Pour ceux qui ne le savent pas, le haggis est fait d'abats de porc (foie, cœur et même poumons je crois) mélangé à des flocons d'avoine et quelques condiments, le tout enveloppé à l’origine dans de la panse de brebis (mais ce n’est plus le cas actuellement) et cuit soit à la vapeur soir au four. Ce n’est pas mauvais, mais cela n’a rien d’extraordinaire. Il y avait bien un peu de beurre à disposition pour agrémenter les purées, mais même avec ça elles étaient relativement fades et cela manquait de sauce qui aurait lié un peu le tout. Moi qui ne suis pas fan de whisky habituellement, j’ai trouvé le whisky que j’ai gouté (juste un petit verre) assez bon ; il faut dire que c’était du 12 ans d’âge ! Finalement, ce premier baptême de la cuisine écossaise n’était pas si difficile à passer : presque plus facile que de lire un extrait de poème du fameux auteur en écossais dans le texte !!
En ce qui concerne mon travail au labo, je fais de la mise au point d’appareil de mesure. Je crois que j’arrive à obtenir les conditions nécessaires pour faire mes mesures de production/respiration, mais il faut pour cela que je travaille dans la chambre froide à 9-10°C !! Comme si ça ne suffisait pas de me retrouver au nord de Roscoff !! A moins que ce soit un stage d’entrainement pour un post-doc en Norvège ou au Canada?? En tout cas, je sais que je n’ai pas apporté mes projets de tricot pour rien : quand je ne lis pas, je leur consacre d’ailleurs la plupart de mes soirées fourrée sous ma couette avec une tisane bien chaude !! Je crois que je serai bientôt prête à affronter de longues soirées d’hiver au fin-fond d’une campagne isolée, tant qu’il y a internet et que le facteur peut me livrer de quoi lire ou tricoter !! Au moins, je retrouve quelques belles lumière quand je vais chercher mes échantillons...pas aussi changeant qu'à Roscoff, mais ça vaut quand même le coup!

mardi 12 janvier 2010

St Andrews me voici!

Finalement, la neige a fini par fondre sur les pistes de l'aéroport de Dublin et mon avion a pu partir avec juste une petite demi-heure de retard! Même le trajet Edinbourgh-St Andrews n'a pas été ralenti par la neige et par contre, j'ai pu profiter du spectacle de la campagne écossaise toute blanche! Enfin, j'étais bien contente d'être enfin arrivée après ce voyage long et incertain. A St Andrews, je suis hébergée chez un couple (David and Shannon, et leur fils Gregory qui a 7 1/2 ans) qui loue une chambre avec salle-de-bain privative. C'était assez agréable samedi soir d'être attendue à l'arrivée et de savoir qu'un repas chaud m'attendait déjà sur le feu! D'ailleurs, tous les dîners sont compris dans le prix: je ne dîne pas avec eux, car ils dînent à l'heure anglaise (17h30-18h), ce qui est beaucoup trop tôt pour moi, mais cela ne leur pose aucun problème: je n'ai qu'à réchauffer mon repas à l'heure qui me convient!! J'avoue que cela me convient assez bien: je m'occupe de me préparer mon déjeuner que j'apporte au labo et le soir, tout est prêt, même si je rentre tard du travail! Le dimanche, j'ai pu aller faire un premier repérage en ville: il y a deux rues principales où se trouvent les commerces et quelques restaurants/pubs/snacks ainsi que les quelques monuments historiques qui datent essentiellement du Moyen Âge. J'ai aussi repéré un fromager (l'odeur était au rendez-vous), un chocolatier et un traiteur italien au cas où j'aurai besoin d'un ravitaillement anti-'coup-de-blues'! Par contre il parait que le magasin de tricot va bientôt fermer; je ne l'ai pas encore trouvé mais il faut que je me dépêche d'aller y faire un tour! Après ce petit tour dans le froid, je me suis réfugiée dans un pub avec un thé bien chaud et mon tricot pour le reste de l'après-midi! C'est vrai que les pubs ont quelque chose d'accueillant et de confortable qu'il n'y a pas dans les cafés en France: j'avais plus l'impression d'être dans un salon que dans un bar. Le soir, je suis rentrée chez 'chez moi' et là j'ai pu continuer à tricoter dans un mini salon avec le chat de la maison, Lily, sur mes genoux pour bien me tenir chaud: je suis épatée qu'elle m'ait si vite adoptée!!

samedi 9 janvier 2010

Réveil dublinois sous la neige

La météo l'annonçait:
Dublin se réveille aujourd'hui complètement sous la neige! Ceci pourrait être très sympa si l'aéroport était épargné, mais pour l'instant je ne sais pas si mon avion décollera pour Edinbourgh cette après-midi!

Départ pour l'Irlande: un long voyage 2

Nous voilà enfin partis de Brest et très rapidement les mauvais côtés de l'hiver sous la neige sont oubliés sous le spectacle de la Normandie complètement blanche.
Le reste du voyage se passe beaucoup mieux qu'il n'a commencé d'ailleurs. Nous arrivons à Paris sans encombres et je n'ai qu'à marcher jusqu'à mon terminal de départ où je trouve un restaurant Exki pour grignoter quelque chose en surfant sur le net grâce à l'accès WiFi (payant, évidemment...à côté des boutiques Cartier et Dior, vous ne croyez pas qu'Internet est gratuit!). Vers 19h15, au lieu de 10h15 comme prévu à l'origine, le Paris-Dublin décolle enfin. Après une sieste le nez dans mon bouquin (je n'arrive pas à savoir si c'est le livre ou la journée en avion qui m'ont fait somnoler toute la journée), un ridicule sandwich au fromage en guise de diner et beaucoup de patience pour ne pas étrangler la petite fille insupportable assise devant moi, l'avion arrive après plus d'une heure et demie de vol. Il est plus de 20h heure locale (21h en France), je ne supporte plus d'être assise dans un fauteuil d'avion et...les portes n'ouvrent pas car le personnel au sol n'est pas prêt!! NE PAS S'ÉNERVER, SURTOUT NE PAS S'ÉNERVER!!! Mais finalement, nous pouvons enfin sortir et je vais chercher mes bagages en espérant qu'ils ne sont pas restés à Paris : En fait, ils sortent parmi les premiers!! Plus qu'une demi-heure de taxi à 40 km/h, brume et neige obligent (et un chauffeur ramolli surtout!) me voilà enfin à l'hôtel et avec une magnifique vue de ma chambre sur la Mer d'Irlande sous la neige! Heureusement que j'ai cette vue là qui me permet de vite oublier les 17 heures de voyage porte-à-porte que je viens de faire!!