samedi 2 avril 2016

Mars à la plage

Malgré une saison des pluies bien présente en ce mois de mars, nous profitons de bons moments à la plage et partageons ces moments en construisant de nouvelles amitiés.

Séance de jeu avec les papa un samedi à Musicale plage!

Cette année, pas de chasse aux œufs ni de chocolat mais un 'voulé à la plage': journée barbecue sous un faré de bord de mer!


Ces weekends au rythme de la marée nous repose et compensent nos semaines chargées

dimanche 6 mars 2016

Retour


Nous voilà de retour en fin de saison des pluies, la météo en avance par rapport à l'année dernière nous a déjà apporté les pamplemousses et les premières oranges! J'ai d'ailleurs maintenant mes habitudes pour le marché et 'mes bouenis' qui me conseillent et partagent des recettes. J'ai d'ailleurs rejoins l'assocation 'Mouho na chino' qui a pour but de faire découvrir la cuisine mahoraise traditionnelle. J'ai pu apprendre la réalisation du mataba, d'achards de mangues... j'ai raté la séance de février mais j'ai hâte de découvrir de nouvelles façons de préparer le fruit à pain et le dodoki lors des prochaines séances!
Préparation du lait de coco, du mélange d'épices, et cuisson au feu de bois des banaes farcies au riz épicé (oulé wa makandré) avec les râpes traditionnelles, 
Lorsque je ne fais pas de la cuisine, je continue d'emmener Inès à la découverte des paysages de l’île. Elle a particulièrement aimé la visite de la mangrove (heureusement sinon elle est déshéritée!) avec ces crabes, bernard-l'hermite et surtout tous les fruits qu'elle adore ramasser!

Peut-être que notre prochaine visite se fera par kayak pour voir cette fois les oiseaux et les poissons.

Le reste du temps, on essaye de se reposer car le rythme des semaines s'est bien accéléré depuis qu'Inès a commencé l'école: 

Départ pour l'école à la saison des pluies: dernières sorties pour l'imperméable bientôt trop petit!!

La transition s'est faite sans problème et j'ai même eu l'occasion de participer à la réalisation de la galette des rois et au défilé du carnaval! Voilà la série des déguisements réalisés la veille et fini à la dernière minute avant le départ pour l'école qui a commencé! 


J'ai aussi organisé le premier goûter d'anniversaire d'Inès. Encore un avantage de Mayotte: pas question de se lancer dans 'comment occuper une demi-douzaine d'enfants de maternelle pendant une après-midi chez soi'; à la place, direction la plage!


Enfin, pour être sûre de ne pas s'ennuyer, nous avons aussi rejoins l'assocation Messo, à Bandrélé, qui organise aussi bien des activités nautiques que de sensibilisation et protection des côtes mahoraises et avec qui je prend maintenant des cours de shimaoré (tsiendra likoli shimaore... Enfin, je crois!).


Alors c'est vrai qu'avec tout ça, je n'étais pas venue ici depuis un moment... mais promis, prochaines nouvelles dans moins de 10 mois!

samedi 2 mai 2015

Plaisirs mahorais

Avec la fin de la saison des pluies, nous continuons notre découverte de Mayotte:

Nous sommes maintenant passés à la saison des fruits du baobab (aussi appelés pains de singes dans certains coins) et des agrumes: ici les mandarines et oranges restent vertes à maturité et au lieu des pamplemousses que l'on trouve en Europe, nous avons ici les gros pomélos, qui se mangent par gros quartiers! Le fruit de baobab est très particulier: c'est la première fois que je fais du jus sans presser ni écraser de fruit. Le baobab est de la même famille que le cacaoyer; le fruit est assez semblable aux cabosses puisqu'on a un fruit gros comme un petit ballon de rugby à coque dure qu'il faut casser et en extraire la chair assez sèche. Il faut ensuite la mettre dans un récipient à couvercle avec de l'eau et secouer jusqu'à dissolution du fruit. Je dois encore améliorer mes jus de baobab: le jus que l'on obtient n'est pas du tout sucré et assez astringent; je l'ai combiné avec du jus d'ananas mais même comme ça, c'est meilleur avec un trait de sirop de grenadine...

En haut, un peu de pomélo pour le dessert. En bas, jus d'orange pour le petit déjeuner: une orange en provenance directe du jardin des propriétaires est suffisante pour tous les trois!

Avec la visite de Mathieu et Marine, nous avons aussi eu l'occasion de découvrir de beaux paysages de notre île.  Je les ai accompagné pour l’ascension du mont Choungui, qui offre un très beau panorama sur tout le sud de l'île et permet même, à marée basse, de voir la barrière de corail qui ceinture le lagon.



Heureusement que la vue vaut le coup, car le parcours commence comme une simple randonnée mais finit presque en escalade à l'aide des racines d'arbres qui traversent le chemin!
Par où t'es passé?!


Autre 'balade' que nous voulions faire depuis un moment: aller jusqu'à l’îlot Bandrélé en canoë.
Mes chéris prêts pour l'aventure!
Nous n'étions pas sûr de la réaction d'Inès une fois sur le canoë, surtout pour le départ qui tangue toujours un peu mais elle était comme un poisson dans l'eau! La traversée n'est pas anodine: 30 à 40 minutes en fonction du vent et du courant. Autant dire que la baignade et le pique-nique sont très appréciés une fois de l'autre côté. C'était l'occasion de voir un petit récif avec quelques espèces intéressantes et même une tortue qui n'avait pas vraiment l'air dérangée d'avoir une patte en moins!  
Repos après la traversée

 Depuis, Inès réclame régulièrement d'aller sur le bateau...la prochaine fois, c'est elle qui pagaie!


vendredi 27 février 2015

Activités mahoraises


Nous voilà bien installés chez nous et à Mayotte et nous commençons à prendre nos marques et notre petit rythme entre nos boulots respectifs la semaine et les loisirs le weekend. Les deux dernières semaines (ou trois derniers weekend plutôt) ont d'ailleurs été bien remplis.

Ayant besoin d'échantillons de mousses et de fougères pour mes travaux pratiques, j'ai eu l'occasion de découvrir plusieurs coin de l'île via une randonnée organisée par les naturalistes et deux matinée où notre voisin qui a eu la gentillesse de me montrer divers coin qu'il connait ou qui lui appartiennent et où il savait que je pourrais trouver les espèces que je cherchais.
La balade prévu de 20 minutes s'est transformée en randonnée de 2 heures mais Inès a été superbe: demande de pause pipi, une image dans son sac-à-dos, elle a épaté tout le monde!

Romain est venu avec moi découvrir les 'padzas', des zones sans végétation (visible en arrière plan) près du littoral autour desquels une végétation typique de zones perturbés se développe.
En route vers Petite Terre pour raccompagner loulou à l'aéroport

En plus de ces journées actives, nous avons enchaîné plusieurs soirées en amoureux ou avec nos collègues respectifs; c'est très agréable mais aujourd'hui après tant de sorties, nous avions besoin d'un peu de repos. J'en ai profité pour faire un peu de cuisine!


Recette de pain tradition, à la farine multi-céréales et polenta... c'était pas mal, à refaire!

Manioc cuit à l'eau à manger en salade, sur la recommandation d'un livre sur la cuisine mahoraise: ça change mais peut-être pas tous les jours


Mousse au chocolat noir (recette pour puristes: du chocolat et des oeufs, point!) à déguster saupoudré de coco du jardin.

samedi 3 janvier 2015

Bonne Année

L'année dernière, j'avais souhaité des moments en famille et entres amis, de bons petits plats et de la bonne humeur… en plus de nous avoir apporté tout cela, 2014 restera pour nous l'année du GRAND changement: la fin de l'écosse et le début de Mayotte!

Plus de potager à organiser au rythme des saisons mais des arbres fruitiers tout autour de la propriété et des makis à tenir éloignés de nos mangues; 
Inès et Jeff scrutent l'horizon à la recherche des makis.

plus de tricot bien douillet mais de la couture; 
Un vieux projet de patchwork que j’espère terminer bientôt

un nouveau cortège d'amis qui s'éloigne et de nouvelles amitiés qui se créent;
Veillée de Noël avec la famille Baco

un nouveau rythme de vie à prendre, chaque jour et au cours de l'année…
1er janvier, la chaleur de l'été ne nous donne qu'une envie: passer l'après-midi à la plage

Il y a tout de même un certain nombre de choses qui restent: les vacances me laissent enfin le temps de tester de nouvelles recettes de confitures et de chutney;
Je profite des mangues pour tester une nouvelle recette: sauce thaï à la mangue, délicieux avec du poisson grillé!
Notre puce nous comble de bonheur et est un régale à voir grandir et poursuivre sa découverte du monde.
Le Père Noël a apporté un marche-pied pour qu'Inès puisse atteindre le lavabo pour se laver les mains et apprendre à se brosser les dents

Enfin, nous gardons de nouvelles aventures à vivre avec le nouveau travail de Jeff qui commence
le 5 janvier et un semestre avec une nouvelle matière à enseigner pour moi!


Alors cette année, en plus du bonheur, de la réussite, de la prospérité et de la santé, je vous souhaite de belles surprises! Qu'elles passent par le travail ou la famille, les amis ou des inconnus, ce sont ces évènements inattendus qui contribuent aussi à rendre la vie plus belle! Si en plus, de beaux voyages vous mènent vers l'Océan Indien et le petite ville de Bandrélé, alors je serai ravie et 2015 sera encore une grande année qui marquera ma mémoire!
  
En attendant que d'autres pas se joignent aux nôtres: Bonne Année 2015! 


dimanche 7 décembre 2014

Enfin installés

Après un premier mois seule et les confrontations aux différents aspects de la vie mahoraise (bons et moins bons), j'avais enfin retrouvé Jeff et Inès le 7 octobre: évidemment l'avion avait 3 heures de retard... je n'ai jamais attendu un avion avec autant d'impatience!


Ensuite, il a fallu gérer les cours et notre installation; tout d'abord administrative puisque nous avions encore beaucoup d'inscriptions à transférer de notre vie britannique, le tout avec les difficultés de la distance avec la métropole et des services pas encore tous au point. Ensuite, l'installation dans notre logement qui n'a pas eu lieu avant le 22 novembre car l'arrivée de notre container s'est faite attendre!
Voici l'entrée vers notre appartement: le notre est le deuxième après la séparation en bambou.

Maintenant, nous y voilà: nous avons trouvé une 'maison', mahoraise quand même, avec les problèmes de chaleur et d'isolation que j'ai déjà mentionné), mais sans les problèmes de sécurité en ayant emménagé à Bandrélé, au sud-est de l'île. Il s'agit en fait d'un appartement, construit au-dessus de la maison de plein pied des propriétaires le tout sur un terrain avec une enceinte fermée et entouré de terrains appartenant également au propriétaire. La famille (6 enfants plus 2 neveux) est d'ailleurs très accueillante et gentille; la petite dernière à quelques mois de plus qu'Inès et les deux coquines s'entendent déjà très bien. Il se trouve en plus que l'un de mes collègues de bio vit lui dans un plus petit appartement situé sous celui des propriétaires (non, pas à la cave; le terrain est en pente!). Après un premier weekend de déballages, nous avons passé les deux semaines dernières à trouver nos marques et à réaliser quelques arrangements pour compenser le manque de rangement existants d'office et adapter notre intérieur aux couleurs locales. Enfin, je dis nous, c'est surtout Jeff qui a sorti les pinceaux, la perceuse et la ponceuse pendant que je m'occupais de mes derniers cours.
Tête de lit en palette aux couleurs du lagon

Nous voilà maintenant arrivés à la fin de mon premier semestre, puisque le dernier cours était vendredi dernier et la semaine prochaine ont lieu les examens. L'installation aura été de longue haleine mais nous pouvons enfin dire que nous sommes installés. La preuve, je peux enfin reprendre mes activités de cuisine, de tricot et de couture.
J'ai enfin retrouvé un coin bureau / 'atelier tricot - couture' où j'ai ENFIN pu tester mon dévideur d'écheveau: un plaisir à utiliser, cela va plus vite (même sans le bobinoir) et Jeff est ravi de ne plus avoir à louer ses mains!

Premières 'conserves' mahoraises: un chutney d'ananas; ces pots remplis à partir d'un seul ananas, si c'est un succès, je pourrais facilement en refaire en plus grande quantité!

Premier calendrier de l'avent: en plus de la déco, je me dis que c'est un bon moyen de préparer l'arrivée de Noël pour Inès... avec 34° dehors, il faut bien trouver un moyen de compenser l'ambiance tropicale!
Maintenant, il ne nous reste plus qu'à acheter la voiture: c'est le Père Noël qui doit l'apporter!

mercredi 1 octobre 2014

Mayotte

Voici maintenant 4 semaines que je suis arrivée à Mayotte. Je viens de relire mon tout premier billet, celui de mon tout premier séjour à St Andrews, il y a plus de quatre ans et ce début de vie mahoraise ne pourrait pas être plus diamétralement opposée de cette première expérience écossaise!



Evidemment, il y a la météo: ce n'est pas très fair-play de comparer St Andrews au mois de janvier 2010 (hiver très froid avec beaucoup de neige, pour les mémoires courtes) avec l'hiver austral de Mayotte. Tout le monde me le dit, en ce moment il fait plutôt frais (je crois que certaines personnes disent même 'froid', mais je ne peux vraiment pas utiliser ce mot), c'est-à-dire entre 25 et 29 °C en moyenne sur la journée! Même moi qui aime la chaleur et qui suis contente à l'idée de ne plus avoir froid aux pieds et aux mains, au plus chaud de la journée il est quand même difficile de rester en plein soleil! D'ici un mois ou deux au mieux, les alizés arrêteront de souffler et l'humidité s'installera. D'ici là, j'aurai le bon reflexe quand je sortirai avec les étudiants sur le terrain et je n'oublierai ni crème solaire ni chapeau pour éviter l'énorme coup de soleil de mercredi dernier!

Ensuite, il y a le logement. J'avais trouvé par le biais des petites annonces un couple (elle belge, lui comorien) qui sous-loue une chambre dans leur maison de Tsounzou 1.  J'ai donc découvert ce que l'on appelle la maison mahoraise: faite de béton, à toit plat pour pouvoir rajouter un étage plus tard, avec barreaux aux fenêtres et pas du tout prévu pour le climat locale. Il y fait sombre, donc lumière allumée constamment, et ce n'est pas du tout ventilé, donc utilisation de climatisation ou de ventilateur…. Parfait pour l'écologie tout ça! Heureusement mes 'colocs' étaient sympas, ce qui a compensé avec leur mode de vie un peu trop 'camping' à mon goût et j'ai tout de suite découvert des aspects de la culture mahoraise sur l'utilisation de plantes locales, très utile pour mes cours à l'université! Sortie de la maison, le cadre est également très… local! Les quelques maisons mahoraises sont entourées de bangas, c'est-à-dire des maisons faites d'un sol en terre battue ou en béton au mieux et de quatre murs de tôle ondulée où des familles nombreuses vivent dans une ou deux pièces avec tout juste un carré de douche/toilettes à l'extérieur. Ça c'était pour le côté 'confrontation avec l'une des réalités de Mayotte', à savoir l'émigration. C'était des gens qui avait l'air parfaitement gentil, là n'est pas la question, mais pour une première approche je crois que c'était un peu trop pour moi. Surtout quand ma coloc m'explique que la maison est sûre parce que son mari est du coin et qu'il tient les voleurs à distance mais que même eux se sentent surveillés... D'ailleurs mes collègues ne voulaient pas me laisser traverser le village seule le soir (c'est pas toujours facile d'être une femme, je vous le dis!) et s'assuraient que je rentrais avant la nuit ou m'accompagnait jusqu'au pas de la porte. Enfin, la touche finale c'est l'adresse 100% 'Afrique'; je ne sais pas si le courrier arrive toujours lorsqu'on écrit: 'boîte au lettre rose, 5 rue près du lotissement SIM 97600 Tsounzou'. Du coup, je ne suis pas restée plus de trois semaines et je vis maintenant dans l'appartement de l'une de mes collègues à Mamoudzou. Ce n'est pas le 'ghetto blanc' (je ne pense pas que ce soit mieux pour éviter les voleurs) mais  qui permet une transition un peu plus douce avec nos habitudes d'européens et qui se trouve sur les hauteurs de Mamoudzou, avec vue imprenable sur le lagon! J'entends toujours les coqs me réveiller à 5h du matin et le muezin est plus proche (ou ses haut-parleurs de meilleure qualité) qu'à Tsounzou 1, mais j'ai un lit dont je ne sens pas les lattes dans les hanches, je ne me demande pas si le chat pas toujours très propre va s'installer sur mes vêtements si je laisse la chambre ouverte pour aérer un peu et je peux repasser mes vêtements quand ils sont propres (j'ai bien cru que j'allais me retrouver avec une pile d'affaires propres mais toutes chiffonnées: bonjour l'allure de la nouvelle Maitre de conf'!).

Ce qui me mène au troisième aspect de la comparaison: le travail. J'ai attaqué les cours (oui, vraiment) une semaine après mon arrivée: j'ai pour mon premier semestre 137 heures d'enseignement répartis entre les cours magistraux (CM), les travaux dirigés (TD) et les travaux pratiques (TP), l'essentiel au sein de deux modules dont je suis entièrement responsable sur la physiologie végétale et l'écologie. Ces deux modules sont destinés au étudiants de deuxième année, la première promotion du CUFR. On m'avait prévenu, le niveau n'est pour l'instant par formidable mais on voit qu'il y a plein de bonne volonté, ce qui change des étudiants écossais qui étaient parfois complètement blasés et inertes. J'ai aussi de la chance de commencer avec une toute petite promo puisqu'ils ne sont que 13: j'arrive à peine à préparer mes cours ou TP/TD à temps pour chaque session alors si en plus j'avais 50 ou 100 copies à corriger à chaque TP/TD, je ne sais pas comment je pourrais m'en sortir… La différence par rapport à mon arrivée à St Andrews, c'est qu'ici je sais exactement quels sont mes objectifs: cela ne veut pas dire que tout est facile mais au moins je sais où je vais. Par contre, j'ai retrouvé les journées chargées que j'avais à mon arrivée à St Andrews, décalées une heure plus tôt: réveil à 5h30 pour arriver au CUFR à 7h (techniquement, même un peu avant lorsque mes cours commencent justement à 7h) et fin de journée vers 17h-17h30, tout ça sans les deux pauses café de 30 minutes matin et après-midi. Du coup, moi qui me plaignait des britanniques qui mangent trop tôt, j'arrive à la maison vers 18h affamée et ravie de finir de dîner avant 20h pour me détendre un peu avant d'aller me coucher vers 21h-21h30 au plus tard! Même quand le réveil ne sonne pas, je me lève toute seule à 7h. Je n'ai vraiment plus rien de l'oiseau de nuit que j'étais... L'avantage c'est que toute l'ile est plus ou mois sur ce rythme: autant les journées sont bruyantes, autant le bruit disparait presque entièrement à cette heure là; même à la ville (Tsounzou 1 est plutôt un village) l'ambiance est plus calme qu'en métropole. Evidemment, cela reste plus bruyant qu'à St Andrews, surtout les soirs d'hivers où la vie n'est plus que devant les téléviseurs ou au pub!

Autre différence avec St Andrews: ici, pas de cafés où l'on s'enfonce pour manger une pâtisserie trop riche. Par contre, je peux ENFIN me baigner!!!! Car au cas où je ne l'avais pas encore précisé, j'ai passé quatre ans entre Dublin et St Andrews à vivre au bord de mers bien trop froide pour aller plus loin que les chevilles au plus chaud de l'été!! Alors, même si le boulot m'occupe bien les weekends, je me suis organisée quelques jours de vrai détente façon vacances au soleil, sauf que c'est juste le weekends! Le premier samedi, je suis allée faire une randonnée avec 'les Naturalistes' sur Petite Terre: superbes vues, grosse balade et très bonne baignade au milieu des tortues! Puis hier, j'ai profité que j'allais visiter une maison à Sada, sur la côte ouest, plus au centre de l'île, pour tirer jusqu'à la pointe sud-ouest et découvrir la plage de Ngouja: très agréable, la route est assez bonne mais il faut compter presque 1 heure de route pour rentrer sur Mamoudzou: ce sera donc à refaire en famille mais en prévoyant le pique-nique pour vraiment en profiter! Quoi qu'il en soit, la mer était délicieusement fraîche et la plage pas du tout bondée et dans un cadre tout à fait typique, à l'ombre des palmiers! Là, si je ne vous fais pas envie...


Enfin, je termine la comparaison avec la gastronomie. Evidemment pas de haggis (que nous avons appris à améliorer par rapport à ma première dégustation) mais des légumes du soleil et des fruits tropicaux. Les ananas sont parfumés et sucrés comme des bonbons, je pense que je ne pourrais plus jamais en manger en métropole! J'ai également découvert les 'brochettis' avec leur poulet grillet parfumés aux épices locales et les achards: c'est une sorte de sauce de légumes (oignons surtout) et fruits (tomates ou citrons) macérés dans du piment, un peu l'équivalent du rougail réunionnais et qui accompagne justement très bien les grillades. Ici, l'essentiel des légumes sont vendues sur le bord des routes des villages, par les 'bouénis' ('jeune femme' ou 'dame' en mahorais): ce n'est une production que relativement locale (certains produits viennent de Madagascar), mais c'est toujours mieux que les supermarchés britanniques avec leur butternut de Panama et leur courgette des Pays-bas!


Voilà pour ces premières impressions. Maintenant je compte les jours qui restent avant l'arrivée de Jeff et Inès pour qu'ils partagent enfin cette nouvelle aventure avec moi!